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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 09:15

Bonjour,

 

Sophie Boudarel (Blog) propose pour ce mois d'avril de faire un Défi #Généalogie30 qui en 30 questions permet de cerner la vie d'un ancêtre.

Voici les 30 questions sur ces 2 images

 

Une fois cela posé, il s'agit de choisir l’ancêtre sur lequel on va travailler ! Et là, il y a l'embarras du choix...

Alors faisons un choix rapide, et prenons Corentin Troalen le plus ancien ancêtre dont j'ai la photo, en compagnie de sa famille.

Cette photo a probablement été prise aux alentours de 1890-95, car sur la photo est présente son épouse, Marie Perrine le Grand décédée en 1898 et mon Arrière grand-mère debout à gauche agée de 16-17 ans probablement (elle est née en 1874).

Alors, commençons à répondre aux différentes questions :

1- Que sais-je sur sa naissance : Corentin est né le 14 mars 1839 vers 8h du soir, et est déclaré le lendemain à la mairie d'Elliant à 3h du soir. Il nait dans le village de Botbodern au domicile de ses parents, Alain Troalen, 32 ans et Marie Louise Sizorn (âge non précisé). La déclaration est faite en présence de Corentin Yves le Guillou, meunier de 64 ans demeurant au moulin de Mogueric en Briec et Jean Le Masson, tisserand de 43 ans au bourg d'Elliant. A l'époque, le maire est René Gourmelen (1796-1847) qui seul signe. (acte n° 28, année 1839 Elliant, AD 29). Par contre, les registres de baptêmes n'étant accessibles qu'en salle de lecture, je ne sais rien sur cette étape.

2- Que sais-je de son mariage ? : Corentin se marie le 5 janvier 1868 à Ergué-Gabéric , commune de naissance de son épouse, Marie Perrine le Grand, née le 3 janvier 1847. Elle est la fille de Yves Marie le Grand et Jeanne Trolès. Les parents des 2 futurs sont présents et consentants comme le veut la formule. Ses parents son cultivateurs à Ergué-Gabéric, alors que ceux de Corentin sont meuniers à Elliant. Les deux communes sont distantes d'une dizaine de kilomètres et sont limitrophes. Jeanne Trolès, mère de la mariée décèdera quelques mois plus tard en avril 1868. Le père lui vivra jusqu'en 1880 et aura donc la chance de voir ses petits-enfants.

L'acte de mariage stipule qu'un contrat de mariage a été conclu le 17 décembre précédent en l'étude de Me Creach-Cadic à Quimper. Et les bans ont été publiés les 22 et 29/12/1867.

Les témoins du mariage sont Alain Troalen âgé de 24 ans (né en 1844 ?) frère du marié, meunier à Elliant, Jacques Marie le Dréo, également 24 ans, maçon et ami du contractant. Du côté de la mariée, Jean Yves le Grand son frère dit âgé de 25 ans (né vers 1843) est étrange. En effet, Marie Perrine semble avoir un frère jumeau du même prénom (donc né en 1847..., affaire à suivre). Le dernier témoin est Guillaume Queinec, 36 ans, son beau-frère. Les deux témoins de la contractante sont cultivateurs à Ergué.

De la cérémonie religieuse on ne sait rien, des recherches sont à mener de ce côté là ! Il est également difficile de répondre à la question 3, mais on peut supposer que les invités étaient assez nombreux. Corentin a au moins 2 frères (Alain et René nés vers 1844 et 1849) et une soeur Anne Jeanne en 1837. D'ailleurs, Anne Jeanne est la mère de Pierre Marie Maguer mon arrière grand-père qui épousera sa cousine Jeanne Marie Troalen, fille du couple qui vient de se marier. Marie Perrine elle a donc au moins un frère et une sœur. Il est possible qu'il y ait les grands-parents de mon grand-père paternel, car Marie-Catherine Troalen, la tante du marié est l'épouse de Barthélémy Guillaume Le Bihan, le grand-père de mon grand-père paternel. Les deux côtés paternels sont donc étroitement liés depuis le début du 19ème siècle.

4- Le décès de Corentin. Corentin décèdera le 15 novembre 1914 vers 4h du soir en son domicile du Moulin de St Cloud. La déclaration est faite le lendemain par Alain Quéméré son neveu âgé de 34 ans et François Rannou son voisin âgé de 58 ans. Ce François Rannou est le père de François Guy Rannou qui épousera en 1921 ma grand-tante Anna Maguer, petite-fille de Corentin et soeur de ma grand-mère.

5- Son passé militaire. Né en 1839, il a dû effectuer ses obligations militaires vers 1860. Déjà marié et père de famille pendant la guerre de 1870...

6- Parle-t-on de lui dans les journaux, y'a t'il des traces de lui dans la presse ? Son nom est cité dans différents journaux de la presse du Finistère. Il est délégué pour les élections sénatoriales sans discontinuer de 1893 à 1903 et son nom est cité comme membre de la liste républicaine aux élections municipales d'Elliant en mai 1888. On peut donc penser qu'il a été élu sans discontinuer de 1884 jusque vers 1904.

7- Quels événements historiques a-t-il connus ? Né sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), il connaitra la IIème République du Prince Président Louis Napoléon qui deviendra suite au coup d'état de décembre 1851, Napoléon III et mettra en place le 2nd Empire (1852-1870) qui sera aboli suite à la Défaite de Sedan en 1870 et la Guerre Franco-prussienne, à laquelle Corentin ne participera pas vu son âge. Il connaitra les débuts de la IIIème République et s'éteindra en novembre 1914, alors que les combats de la 1ère Guerre Mondiale ont commencé depuis le mois d’août précédent. Il ne connaitra pas l'électrification de la commune d'Elliant qui se fera seulement dans les années 1920. Par contre, alors qu'il est élu, il verra la construction des 2 écoles d'Elliant (école des filles et école des garçons).

8- Quel était son niveau d'instruction ? De cela on ne sait pas grand-chose, en effet, n'ayant pas accès à ses données militaires, je ne sais pas si cela a été évalué.

Par contre, il savait tout au moins signer, et cela dès 1868 à son mariage où il signe avec son beau-frère. Il a signé tous les actes de naissance de ses enfants, dont celui de mon arrière grand-mère Jeanne Marie Troalen, en 1874 et celui, plus étonnant et drôle, de son futur gendre mon arrière grand-père Maguer en 1872.

D'autre part, ayant été élu municipal, on peut supposer qu'il bénéficiait d'un certain niveau d'instruction.

9- Quel est son environnement géographique ? Corentin passe toute sa vie (sauf pour son mariage) à Elliant, commune du pays Melenig ("petit jaune" en breton, en lien avec les broderies des costumes). Cette commune, jusqu'à la Révolution a pour trève Rosporden, qui deviendra chef-lieu de canton après 1790. Né dans la ferme de ses parents à Botbodern, il est proche du lieu de naissance et décès de son père Keringard, distant d'un kilomètre et demi... Au cours de sa vie il reprendra les activités de son père meunier et vivra donc dans des moulins à eau, nombreux dans la vallée du Jet, la rivière qui traverse Elliant. Elliant en a compté jusqu’à 13.

Sur cet extrait de la carte de Cassini (site Gallica), on peut voir les lieux-dit Keringard, Botbodern et St Cloud. Les "soleils" sur les bords de rivière sont les moulins. On peut voir qu'il en existait un à Cosqueric, peut-être est-ce le Moulin Vieux où est née Jeanne Marie.

Le dernier qu'il a connu est le moulin de St Cloud, à la sortie du bourg sur la route de Kervrann, c'est là que naît ma grand-mère Maguer en 1904. Une photo de la famille est prise devant la maison du moulin, probablement en 1919, Corentin est déjà décédé, sa fille Jeanne Marie est au centre de la photo assise tenant par la main le petit dernier, Corentin, né en 1918.

Le moulin est en endroit bruyant, d'ailleurs une de mes tantes, qui y a vécu dans son enfance, et y est née d'ailleurs, a gardé cette habitude  de parler fort, car la roue et l'eau faisaient beaucoup de bruit.

Pour y être allé enfant, j'en garde quelques souvenirs, en particulier les toilettes qui se déversaient directement dans le Jet.

 

 

 

 

 

10-11 S'est-il beaucoup déplacé et comment ? A voir ses mentions dans les différents actes le concernant, il est probable que Corentin s'est peu déplacé dans sa vie en dehors de sa commune d'Elliant. Il s'est marié à Ergué-Gaberic, distant d'environ 10 kms et s'est apparemment rendu à Quimper pour son contrat de mariage, à moins que ce soit le notaire qui se soit déplacé. Mais du fait de son métier, il a dû se déplacer assez régulièrement sur la commune.

Ses déplacements, comme tous ceux de ses contemporains devaient se dérouler en char à bancs, tiré par un cheval. Le meunier recevait le grain à son moulin, transporté par les cultivateurs et déposait chez ses "clients" la farine moulue. Il devait certainement à l'occasion de ses déplacements récupérer des sacs de grains à moudre.

Pour ses activités "municipales", il devait certainement y aller à pied, le Moulin de St Cloud n'étant distant de la mairie que de 1km à peine.

12-13 Quels ont été ses métiers ? Dans la famille Troalen on est est meunier de père en fils depuis au moins le milieu du XVIIIème S. Tous les actes concernant ses ancêtres, lui-même et ses fils mentionnent le statut de meunier. Le meunier est un homme important, un notable dans le village. En effet, sans lui pas de farine, donc pas de pain, élément de base de l'alimentation paysanne. A voir les tenues sur la photo qui a servi de point de départ à cet article, on peut penser que Corentin et sa famille étaient plutôt aisés.

14- Comment apparait-il dans les recensements ? Entre le 1er recensement où il apparait (1841) et 1851 il habite avec sa famille au moulin de Botbodern. Au 19ème il y a un recensement tous les 5 ans. Entre 1851 et 1856, il déménage à Ergué-Gabéric au moulin de Pennareun où il apparait dans le recensement de 1856 avec de nouveaux frères et soeurs, alors que son ainée est déjà mariée et vit à Elliant. En 1861, il "disparait" du domicile de ses parents. Peut-être est-il en train d'effectuer sa période militaire (il a 22 ans), car il réapparait dans le recensement de 1866 toujours à Ergué-Gabéric.

Après son mariage, on retrouve sa trace au Moulin Vieux de Botbodern (1872) où il est né et où il vient de se réinstaller. Son beau-frère, René Maguer, est lui propriétaire à Keringard, juste à côté. Dès 1876, il est installé au moulin de St Cloud. Il s'est rapproché du bourg. Il y ont leurs enfants et dès 1876, nous remarquons qu'ils ont 3 "domestiques" dont une certaine Marie-Louise Le Grand, probablement apparentée à la femme de Corentin, car elle originaire d'Ergué-Gabéric. Il est amusant de remarquer que Corentin est dit aussi d'Ergué alors qu'on le sait né à Elliant. En 1881, il accueille sous son toit un parent, Yves Troalen âgé de 72 ans, pensionnaire rentier, qui n'est plus présent dans celui de 1886. En 1896, Jeanne a quitté le domicile familial et on la retrouve comme "domestique" dans sa future belle-famille. Il n'y a plus que 7 enfants au Moulin de 23 ans à 7 ans.

En 1901, Corentin est veuf mais reste patron du moulin où est venu s'installer le couple Maguer-Troalen. Pierre Maguer qui jusque là était "cultivateur" à Keringard devient meunier pour prendre la suite de son beau-père. Il be reste que ses deux derniers enfants avec lui au moulin. Et sa première petite-fille Maguer qui est née 2 ans auparavant.

En 1906, il ne reste plus que Yves, le dernier-né, au moulin avec son père. Pierre Maguer est devenu "chef de famille" et ma grand-mère Marie Anne est née 2 ans plus tôt.

Enfin, en 1911, dernier recensement où apparait Corentin, il est dit âgé de 72 ans (ce qui est vrai...). Au Moulin est arrivé Laurent Maguer, âgé de 46 ans le frère ainé de Pierre. Par contre, énigme, ma grand-mère, alors âgé d'environ 7 ans a disparu de la circulation...

Voilà pour les recensements.

15- Quelle langue parlait-il ? Il est probable que comme tous ses contemporains sa langue d'usage est le breton. Cela restera la langue de tous les jours jusque l'entre-deux-guerres. Mais en tant qu'élu il devait aussi parler le français, au moins dans ses relations avec l'administration.

16- Comment s'habillait-il ? Comme on peut le voir sur la photo, Corentin porte le costume traditionnel d'Elliant, qui est une variante de la "Giz Foen" ou costume de Fouesnant. Il en diffère par les broderies au fil d'or qui lui donne son nom de Melenig (petit jaune). Ses garçons portent une version plus récente, faite de drap noir avec des broderies encore plus riches. Pour les filles, elles portent la coiffe à ailes typique de cette région. Leurs costumes apparaissent assez riches également. Leur mère porte elle la tenue de paysanne avec la coiffe de travail.

17- Combien a-t-il eu d'enfants ? De 1869 à 1889, le couple aura 14 enfants mais 5 mourront en bas âge. D'où la présence sur la photo de 9 enfants, auxquels il est possible d'attribuer les prénoms en se basant sur l'âge possible en 1895-96, date probable de la photo.

18- A-t-il assisté au mariage de ses enfants ? Pour 5 d'entre eux, il était toujours vivant et est cité comme père consentant aux mariages. Il signe les 5 actes.

19- Que signifie son nom ? Comment s'est-il transmis ? Troalen est selon la plupart des auteurs cités un anthroponyme, c'est à dire qu'il est dérivé d'un prénom Droal/Drual existant avant le XIIème S. Il s'est peu a peu transformé en Droalen (qui existe encore dans le Morbihan) puis Troalen dans le sud Finistère. Dans son Dictionnaire des noms bretons, Albert Deshayes évoque un lien avec l'adjectif "dron" qui signifie "vigoureux, fort".

20-21 : Qui sont ses parents ?

* Son père, Alain est né le 12 avril 1807 à Botbodern, fils d'Henry 44 ans cultivateur et de Anne Kerneve(z) sa 2ème épouse. La première, Barbe Huitric, est décédée en 1789 et Anne est épousée en 1790. Alain a au moins une demi-sœur du côté de son père et une sœur ainée Marie Catherine née en 1801, qui épousera en 1832 un de mes aïeux Le Bihan. Mes 2 côtés paternels Le Bihan/Maguer sont donc étroitement liés  depuis le milieu du 19ème S. au moins. Alain est déclaré avec les témoins Jean Rannou et François Tanguy, ce dernier est meunier à Botbodern. Aucun ne signe.

Il perd son père il n'a pas un an, et sa mère il a tout juste 7 ans. Le décès du premier est déclaré par Eloi, un des frères d'Henry et Jean Le Gall voisin du défunt. Le décès de sa mère est déclaré par le même Eloi son beau-frère, et Vincent le Manchec son gendre.

* Sa mère Marie Louise Sizorn est née en avril 1817 au moulin de la Chataigneraie, identifiable au lieu-dit Quistinnic, à Briec commune au nord d'Elliant. Son père Laurent, meunier de 21 ans y vit avec sa femme Marie Louise Morvan. Le couple s'est marié l'année précédente à Briec. A lire les différents actes, il semble que la fonction de meunier vienne donc plutôt du côté maternel

Alain et Marie Louise se marient à Briec en 1836. Alain est orphelin de père et mère alors que les deux parents de Marie Louise sont encore vivants et consentants. Il décèderont dans les années 1840-1850, Corentin connaitra donc ses grands-parents maternels.

La mère de Corentin décède peu de temps après son mariage, alors que son père Alain connaitra ses 5 premiers petits-enfants

22- Ses frères et soeurs ? Corentin est le 2ème enfant d'une fratrie de 11, 5 filles et 6 garçons. Tous atteindront l'âge adulte et la plupart d'entre eux se marient et ont des enfants. Les premiers naitront à Elliant au Moulin de Botbodern alors que les derniers naissent à Ergué-Gabéric au moulin de Pennareun où ses parents finiront leur vie. Si on regarde les métiers de ses frères ils seront tous à un moment ou l'autre de leur vie meuniers et les filles pour certaines conjointes de meuniers ou boulangère, bref, on reste dans la farine.

23- Les relations familiales. Les actes ne nous apprennent pas grand chose des relations entre les membres de la famille. Une seule chose est sûre, il avait des liens avec sa sœur épouse de René Maguer qui sont ses voisins à Keringard, il est d'ailleurs témoin de la naissance de mon AGP Pierre Marie Maguer, son neveu. On sait aussi par les actes qu'il doit connaitre un peu la famille Le Bihan car il est témoin de la naissance en 1870 de Henri le Bihan (1870-?), frère de mon AGP Michel Yves.

24- Jusqu'où remonte sa généalogie ? Du côté Troalen on remonte jusque vers 1685, toujours à Elliant. Du côté de sa mère, Sizorn, on retombe sur Noël Sanceau (~1580-~1630)  qui donnera naissance d'un côté à la branche Le Bihan et Rannou et de l'autre la branche Troalen. Les deux familles sont donc étroitement liées depuis très longtemps. Il va sans dire que toute cela se passe presque exclusivement à Elliant.

25- La religion ? On peut facilement imaginer qu'en Basse-Bretagne au 19ème, Corentin ait été élevé dans la religion catholique. Et qu'il a élevé ses propres enfants dans la même religion. Fréquentait-il régulièrement l'église, participait-il à la vie paroissiale ? De cela on en sait rien, il faudrait pour cela avoir accès aux archives de la Paroisse (encore un projet...).

26- Ses relations avec le(s) notaire(s) ? On sait qu'au moment de son mariage avec Perrine, un contrat de mariage a été établi. Il est arrivé au moulin de St Cloud en 1876, il y a surement eu un acte notarié pour l'achat de la propriété (également à retrouver).

27- Une photo ? Oui, celle qui a servi au point de départ de cette "enquête", où on voit Corentin, Perrine et leurs 9 enfants survivants. En tenant compte de l'ordre probable des enfants (suivant leur physionomie), il est possible de nommer chacun d'eux.

1- Corentin (1839-1914)

2- Perrine (1847-1898)

3- Corentin (né en 1871)

4- Jeanne Marie (mon arrière grand-mère, 1874-1942)

5- Laurent (né en 1876)

6- Marie Louise (née en 1878)

7- Louis (né en 1880 qui sera témoin au mariage de mes grands-parents paternels en 1927)

8- Alain (né en 1882)

9- René (1883-1916) qui mourra dans les premiers jours de la bataille de la Somme en 1916.

10- Marguerite (née en 1885)

11- Yves (né en 1888).

28- Que mangeaient mes ancêtres à Elliant ? D'après ce que j'ai pu lire, la nourriture au 19ème S. en Basse-Bretagne reste encore assez frugale et cela sera vrai au moins jusqu'à la 1ère Guerre. Les 3 repas sont constitués principalement de légumes (en soupe, bouillis) avec au moins une fois/jour du lard, de la viande en salaison, principal moyen de la conserver. Le matin, une soupe au pain et le soir dans beaucoup d'endroit on mangeait la bouillie d'avoine. Ceux qui comme moi ont connu de vieux Elliantais (nés entre les deux guerres) et ont passé du temps là-bas ont sûrement connu le goûter d'Elliant, composé de pâté, rillettes et autres charcuteries servis avec le café, réminiscence du casse-croute pris en temps de travaux agricoles en fin d'après-midi (vers 17h) pendant l'été. La viande de boucherie était plus rare, même si à la table de Corentin, du fait de sa relative aisance, il devait y en avoir toutes les semaines.

Quelques références : Evolution du régime alimentaire à Plozévet (1800-1960)  , l'alimentation paysanne en France, la nourriture de nos ancêtres

29- Une histoire sur cet ancêtre ? Rien n'est parvenu jusqu'à mes oreilles.

30- (et dernier) Corentin dans sa commune. Comme on l'a déjà vu, Corentin était élu du parti "républicain" au conseil municipal d'Elliant et ce au moins depuis 1884. Il a été plusieurs fois désigné comme électeur du corps sénatorial, il devait donc être adjoint, mais pour cela il faudrait regarder dans les registres de délibérations du Conseil qui sont conservés à la mairie. Une activité pour de prochains passages à Elliant. On retrouve son nom comme témoin de nombreux actes de naissances/décès à Elliant entre 1870 et 1900.

Et voilà pour ce portrait de Corentin Troalen qui aura permis de mieux connaitre cet ancêtre.

 

 

 

 

 

 

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